Reconstruire le marché du logement en Europe

25.03.2026

Reconstruire le marché du logement en Europe

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Jeune couple tenant la clé de leur nouvelle maison.

Un matin à Gand, un jeune couple vivant dans un minuscule appartement parcourt les annonces immobilières. Tous deux ont un emploi stable. Ils ont fait ce que la société leur a dit : étudier dur, trouver un emploi décent et économiser de l'argent. Et pourtant, ils vont bientôt quitter leur appartement. Non pas parce qu'ils ont trouvé un meilleur endroit où vivre, mais parce qu'ils sont obligés de partir. Le loyer a augmenté. Encore une fois. L'achat n'est pas une option. Cela leur coûterait toutes leurs économies. Non seulement ce couple est contraint de quitter son appartement, mais il est également contraint de quitter la ville qu'il aime depuis si longtemps. L'endroit où ils imaginaient leur avenir.

Dans toute l'Union européenne, le logement n'est plus "simplement cher". Il est devenu inabordable pour des millions de jeunes Européens. Depuis 2010, les prix des logements ont augmenté de plus de 60 % et les loyers de 30 %. Dans de nombreuses villes, les couples dépensent près de la moitié de leurs revenus simplement pour garder un toit au-dessus de leur tête. Pour les primo-accédants, cette barrière est devenue infranchissable.

Le 10 mars, le Parlement européen a adopté son dernier - et tout premier - rapport sur la crise du logement dans l'UE. Borja Giménez Larraz, membre du Parlement européen, qui a négocié et rédigé le rapport final, établit une feuille de route pour rétablir l'accès à un logement décent, durable et abordable dans toute l'Europe. Pour le Groupe PPE, l'analyse est claire : nous n'avons pas seulement une crise du logement, nous avons une crise de l'offre de logements.

Après la crise financière, l'ensemble du secteur de la construction s'est effondré : les investissements se sont taris et la main-d'œuvre qualifiée a quitté l'industrie. Dans le même temps, les obstacles réglementaires se sont multipliés. Les règles d'urbanisme sont devenues plus complexes et les exigences en matière d'environnement et d'énergie de plus en plus strictes. Tout cela a ralenti les procédures d'autorisation. Pendant ce temps, les terrains constructibles restent inutilisés et les permis se perdent dans un labyrinthe d'obstacles réglementaires. Si nous prenons vraiment au sérieux la question du logement abordable, nous devons nous orienter vers la création d'une offre.

Il est grand temps de conclure un nouvel accord sur le logement pour les citoyens européens. Grâce au Groupe PPE, le Parlement européen demande enfin à la Commission européenne de présenter un paquet de simplification en matière de logement. En réduisant les règles qui se chevauchent, nous voulons faire en sorte que la législation européenne n'étouffe plus la construction de logements. Notre jeune couple à Gand veut un gouvernement qui construise plus vite et plus. Oui, les normes climatiques et énergétiques sont importantes. Oui, la qualité est importante. Bien sûr, la durabilité est importante. Mais avant tout, les règles doivent faciliter la construction de logements abordables et aider les gens à aller de l'avant.

Aujourd'hui, l'obtention d'un permis de construire peut prendre des années. C'est tout simplement inacceptable. Nous voulons que le permis de construire soit approuvé dans les soixante jours. Si l'administration compétente ne donne pas de réponse à temps, le projet peut avancer. Nous devrions également mieux utiliser les terrains dont nous disposons déjà. Les sites industriels inutilisés peuvent être rapidement réaménagés en nouveaux quartiers. Cela pourrait augmenter l'offre à proximité des villes.

L'accessibilité n'est pas une idée abstraite : il s'agit de savoir si les jeunes couples peuvent fonder une famille. Il s'agit de savoir si les infirmières, les enseignants ou les policiers peuvent vivre près des gens qu'ils servent. C'est pourquoi nous demandons une simplification des procédures et une baisse du coût du logement. L'achat ou la location d'un premier logement ne doit pas s'apparenter à l'escalade d'une montagne de paperasserie.

Des règles prévisibles sont tout aussi importantes. La sécurité juridique, tant pour les propriétaires que pour les locataires, favorise l'augmentation de l'offre. Il n'existe pas de solution unique. Les marchés du logement diffèrent grandement d'un État membre à l'autre et d'une région à l'autre. La subsidiarité doit rester le principe directeur. L'Europe doit contribuer à lever les obstacles et à soutenir les investissements. Les gouvernements locaux, régionaux et nationaux restent les mieux placés pour régler les détails.

C'est pourquoi le groupe PPE fixe des priorités claires : des règles plus simples, des autorisations plus rapides, davantage de terrains disponibles et un soutien ciblé pour ceux qui en ont le plus besoin, le tout dans le respect des compétences nationales. Nous avons posé la première pierre. Il est maintenant temps de construire la structure.

Notes aux éditeurs

Avec 185 députés issus de l'ensemble des Etats membres, le Groupe PPE est le groupe politique le plus important du Parlement européen

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