La Chine ne doit pas détenir la clé de nos ports

04.03.2026 14:01

La Chine ne doit pas détenir la clé de nos ports

Remarque importante

Ce document a été traduit automatiquement


Afficher la version originale
Vue en plongée d
La stratégie portuaire de l'UE doit aller plus loin pour s'attaquer à l'empreinte croissante des investisseurs contrôlés par l'État chinois dans les portes d'entrée maritimes les plus critiques de l'Europe. Le Groupe PPE salue cette stratégie portuaire attendue de longue date, mais souligne la nécessité de mesures concrètes.
L'initiative présentée aujourd'hui par la Commission européenne décrit des mesures visant à renforcer la sécurité, la résilience et la compétitivité mondiale des ports européens.
"Les ports européens sont l'épine dorsale de notre commerce extérieur et de notre marché intérieur. Environ 74 % de toutes les marchandises entrant dans l'Union européenne ou en sortant passent par les ports maritimes. Ce ne sont pas seulement des centres logistiques, ce sont des actifs stratégiques au cœur de la sécurité économique de l'Europe. L'implication d'acteurs extérieurs soutenus par des Etats dans ces actifs doit donc être évaluée avec la plus grande attention", a déclaré Jens Gieseke, député européen, porte-parole du Groupe du PPE pour les transports et le tourisme.
"La Chine détient aujourd'hui des participations dans plus de vingt ports européens, dont le port de Hambourg et le port de Rotterdam. Le port du Pirée est même entièrement contrôlé par des opérateurs chinois. Ce niveau d'exposition dans des infrastructures critiques ne peut être ignoré", a poursuivi M. Gieseke.
Dans ce contexte, le renforcement de l'autonomie stratégique de l'Europe sur ses ports n'est plus facultatif, c'est une nécessité. Le Groupe PPE souligne que l'Europe doit veiller à ce que le contrôle de ses infrastructures d'importation et d'exportation ne puisse jamais être utilisé à des fins de pression politique ou de coercition économique.
"La stratégie portuaire de la Commission européenne est un premier pas dans la bonne direction. Mais une stratégie seule ne suffit pas. Nous avons besoin de garanties concrètes, d'un contrôle plus strict des investissements et d'un cadre européen cohérent qui protège nos infrastructures essentielles", a ajouté M. Gieseke.
"Les ports européens sont la porte d'entrée de notre continent, et cette porte doit être correctement sécurisée. Qu'il s'agisse d'acteurs étatiques étrangers qui acquièrent un contrôle stratégique ou de la criminalité organisée qui exploite les ports pour le trafic de drogue, les États membres ne peuvent pas être laissés seuls pour faire face à ces menaces. Nous avons besoin d'une coordination européenne plus forte, de normes de sécurité claires et d'une réponse unifiée", a souligné M. Gieseke.

Notes aux éditeurs

Avec 187 députés issus de l'ensemble des Etats membres, le Groupe PPE est le groupe politique le plus important du Parlement européen

Autres contenus