Laisser AI dépouiller les femmes est une nouvelle forme de violence fondée sur le genre

10.03.2026

Laisser AI dépouiller les femmes est une nouvelle forme de violence fondée sur le genre

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Il suffit de quelques secondes pour détruire la dignité d'une femme en ligne. Pas parce qu'elle a choisi de partager quelque chose d'intime. Pas parce qu'elle a fait confiance à la mauvaise personne. Mais parce que quelqu'un a décidé de taper un message dans un outil d'intelligence artificielle. Une photo ordinaire. Entièrement vêtue. Prise sur les médias sociaux. En quelques secondes, un algorithme la dépouille, la sexualise et la distribue à des centaines de personnes.

Il n'y a pas de consentement. Il n'y a pas d'avertissement. Il n'y a aucun moyen de la retirer une fois qu'elle s'est répandue. Je le sais parce que je l'ai vécu, comme des millions d'autres femmes. En neuf jours seulement, le chatbot Grok a créé et diffusé 4,4 millions d'images, dont près d'une sur deux était une image de femme sexualisée, ce qui souligne l'omniprésence de cette violation.

Une femme a récemment raconté qu'elle s'était sentie "déshumanisée et réduite à un stéréotype sexuel" après que Grok eut numériquement enlevé ses vêtements. Elle a déclaré : "Cela me ressemblait, et cela me ressemblait, et cela a été aussi violent que si quelqu'un avait réellement posté une photo de moi nue". Même si l'image est fausse, la violation est réelle.

Tout le monde peut être victime. Les femmes qui s'expriment et occupent des postes à responsabilité, comme les maires, les PDG et les responsables d'ONG. Les femmes qui sont visibles et expriment leurs opinions. Toutes les femmes peuvent être visées, car la technologie n'a pas créé la haine ; elle a simplement appris à l'automatiser.

Il ne s'agit pas simplement d'un effet secondaire des nouvelles technologies. Il s'agit d'exploitation sexuelle, de chantage et de violence à l'encontre des femmes. Certains parlent de viol numérique, et si ce mot vous met mal à l'aise, c'est bien là l'essentiel. La dignité humaine peut être détruite sans que personne ne touche un corps.

Le mal ne s'arrête pas à l'image. Les femmes se taisent et se replient sur elles-mêmes, hésitant à poster, à parler ou à se présenter à des élections. Les jeunes filles apprennent très tôt que le fait d'être vues peut entraîner une punition. Lorsque la peur pousse les femmes à quitter les espaces publics, notre société ne se contente pas de plier, elle se fissure. Chaque année, des milliers de femmes quittent les plateformes sociales ou abandonnent leur rôle de leader en raison du harcèlement. Cela ne réduit pas seulement les voix individuelles au silence, mais prive également notre communauté de points de vue variés et de leaders potentiels.

Non, l'intelligence artificielle n'est pas à blâmer. Cette excuse est facile mais fausse. Les algorithmes ne fonctionnent pas seuls. Les plateformes gagnent de l'argent grâce à cela. Grok aurait gagné 88 millions de dollars au troisième trimestre 2025 et pourrait gagner près de 300 millions de dollars cette année grâce aux abonnements et aux nouveaux modèles, continuant ainsi à alimenter ce cycle d'abus. Les abus se répandent parce que les garanties sont faibles, que les réponses sont lentes et que la responsabilité continue à être transférée. L'Europe dispose de règles numériques, mais si elles ne sont pas appliquées, elles ne servent qu'à faire bonne figure. Nous avons laissé les systèmes aller plus vite que la justice, et ce sont les femmes qui en paient le prix.

Même la politique de xAI stipule que les personnes ne peuvent être montrées "de manière pornographique" sans leur consentement. Pourtant, ces images continuent de circuler pendant des mois. Les experts ont averti que les plateformes mettraient fin à ces abus si elles le voulaient. Le problème n'est pas qu'il n'y a pas de règles. Le problème est qu'elles ne sont pas correctement appliquées.

L'Europe n'est pas impuissante à moins qu'elle ne décide de l'être. Nous avons la loi sur les services numériques, la loi sur l'intelligence artificielle et d'autres lois, comme la récente directive sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes. Nous savons que les "deepfakes" se répandent rapidement. Nous savons que l'exploitation sexuelle en ligne augmente et que les enfants sont particulièrement exposés. Les plateformes ne sont pas de simples spectateurs ; elles façonnent l'espace et en tirent profit. Lorsque des contenus illégaux apparaissent, prendre des mesures immédiates n'est pas facultatif : c'est notre devoir.

Il est déjà illégal de créer ou de partager des images intimes non consensuelles, y compris des "deepfakes" sexuels générés par l'IA. La vraie question n'est pas de savoir si la loi existe, mais si nous l'appliquons.

Trop souvent, les mesures ne sont prises qu'après l'indignation publique. Le contenu est retiré une fois que le mal est fait. Mais le retrait d'une image n'efface pas l'humiliation, ne rétablit pas la sécurité et ne fait pas disparaître la peur. La prévention doit intervenir avant les dommages, et non après, lorsqu'il est déjà trop tard.

La Journée internationale de la femme (8 mars) nous oblige à faire face à cette réalité. Si les droits des femmes s'arrêtent à la frontière numérique, alors l'égalité n'est que conditionnelle. Si le consentement peut être négocié en ligne, la dignité peut l'être aussi. Les droits des femmes ne disparaissent pas simplement parce que les agresseurs utilisent les nouvelles technologies.

Nous avons le choix. Nous pouvons exiger que les contenus illégaux de type "deepfake" soient retirés immédiatement et que les plateformes subissent des conséquences réelles, ou nous pouvons admettre que l'avenir numérique traite toujours le corps des femmes comme un dommage collatéral. Soit l'Europe est pionnière en matière de dignité humaine, soit elle accepte tranquillement un système qui se nourrit de l'humiliation.

Nous ne pouvons pas accepter ce genre d'avenir.

Rester neutre n'est plus une option. Lorsque l'action est retardée, les agresseurs gagnent. Lorsque les plates-formes hésitent, le mal s'accroît. Lorsque nous détournons le regard, la violence devient normale. En cette Journée internationale de la femme, l'Europe doit choisir le courage plutôt que le confort. Agissons maintenant !

Notes aux éditeurs

Avec 187 députés issus de l'ensemble des Etats membres, le Groupe PPE est le groupe politique le plus important du Parlement européen

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