Plus de pouvoir aux régions et mieux soutenir les zones rurales et le logement abordable

Plus de pouvoir aux régions et mieux soutenir les zones rurales et le logement abordable

15.07.2026 12:07

Plus de pouvoir aux régions et mieux soutenir les zones rurales et le logement abordable

Remarque importante

Les points de vue exprimés sont ceux de la délégation nationale et ne reflètent pas la position du Groupe

Pascal Arimont lors de la présentation de son projet de rapport en commission.
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Plus de pouvoir aux régions et mieux soutenir les zones rurales et le logement abordable

Bruxelles, le 15 juillet 2026. Le député européen belge Pascal Arimont (CSP-PPE) a présenté aujourd'hui, en commission du développement régional du Parlement européen, son projet de rapport sur l’avenir de la politique européenne de cohésion pour la période 2028-2034. En tant que rapporteur, il est chargé de conduire les travaux sur les futures orientations du Fonds européen de développement régional (FEDER), du Fonds de cohésion et le programme Interreg. Pour ces trois instruments, la Commission européenne propose un budget global d'environ 307 milliards d'euros.

« La politique de cohésion constitue le principal outil d'investissement de l'Union européenne au service de la cohésion économique, sociale et territoriale. Pour moi, un principe est essentiel : les régions doivent avoir leur mot à dire sur l'utilisation des milliards d'euros qui leur sont destinés », souligne Pascal Arimont. L’une des priorités de son rapport est donc de renforcer le rôle des autorités régionales et locales dans la gestion des fonds européens

« Les régions connaissent mieux que quiconque les défis auxquels elles sont confrontées. Elles doivent donc jouer un rôle bien plus important dans la planification et la mise en œuvre de la politique de cohésion que ne le prévoit la proposition de la Commission européenne. Je refuse que la politique de cohésion soit demain pilotée exclusivement depuis les capitales nationales. L'un des principaux objectifs de mon rapport est donc de renforcer le principe de partenariat : les régions et les communes doivent être pleinement associées à l'élaboration, à la mise en œuvre et à l’adaptation des programmes. Les gouvernements nationaux ne doivent pas pouvoir modifier unilatéralement les priorités régionales. Les régions ne sont pas de simples exécutantes : elles doivent rester de véritables partenaires sur un pied d'égalité. »

Pascal Arimont propose également de réserver au moins 10% des ressources FEDER au développement des zones rurales. « Les zones rurales sont confrontées à des défis similaires partout en Europe : vieillissement de la population, manque d'infrastructures, accès plus difficile aux services ou encore connectivité numérique insuffisante. Nous voulons éviter qu’elles ne décrochent par rapport aux centres urbains. » Ces moyens pourraient notamment soutenir les investissements dans le haut débit, les transports, les soins de santé, l'enseignement, les structures d'accueil de la petite enfance, les entreprises locales ou encore le tourisme. « Ces investissements sont essentiels pour permettre aux citoyens de continuer à vivre et à travailler dans leur région. En réservant une part du budget aux zones rurales, nous pouvons assurer que ces moyens leur parviennent réellement. »

Le projet de rapport prévoit également de consacrer 10% des ressources FEDER aux investissements dans le logement social et abordable. « L'accès à un logement abordable est devenu un véritable défi pour de nombreuses familles et pour la classe moyenne. L'Union européenne n'intervient pas dans la politique du logement des États membres, mais elle peut contribuer à mobiliser davantage d’investissements. Nous devons utiliser les moyens européens disponibles pour aider à construire et rénover davantage de logements abordables. »

Pascal Arimont: « Les régions doivent avoir leur mot à dire sur l'utilisation des milliards d'euros qui leur sont destinés »

Le projet de rapport veut en outre permettre aux régions frappées par une catastrophe naturelle d’accéder plus rapidement aux fonds européens. « Les dernières années ont montré que nous devons être capables de réagir plus vite face aux inondations, aux incendies de forêt et aux autres catastrophes naturelles. Il ne s’agit pas seulement de reconstruire ce qui a été détruit, mais de reconstruire mieux et de rendre nos territoires plus résistants aux prochaines crises. » Pascal Arimont propose notamment qu’une partie des fonds du FEDER puisse être mobilisée rapidement après une catastrophe, avec des procédures d'approbation accélérées, un préfinancement simplifié et un taux de cofinancement européen pouvant atteindre 95%. « Les inondations de 2021 nous ont montré combien les investissements dans des infrastructures plus résilientes, dans la protection contre les inondations et dans de meilleurs systèmes d’alertes sont essentiels. Une région sinistrée ne peut pas attendre des mois avant que l’aide européenne n’arrive. »

Concernant les régions frontalières, Pascal Arimont veut également préserver et renforcer le programme Interreg. « Environ 150 millions de personnes, soit près d'un Européen sur trois, vivent dans des régions frontalières. Ces territoires ne sont pas à la périphérie de l'Europe : ils sont des endroits où l’Europe se vit au quotidien. » Le député européen germanophone plaide notamment pour d’avantage d’investissements dans les infrastructures de transport, les infrastructures transfrontalières, la numérisation et le développement économique. « Depuis des décennies, Interreg permet aux régions, aux administrations, aux entreprises et aux citoyens de coopérer au-delà des frontières. C’est l'un des exemples les plus visibles de la réussite de l'intégration européenne. Ce rôle doit être préservé et renforcé. »

« Mon objectif est clair : donner davantage de poids aux régions, mieux soutenir les territoires ruraux, agir sur le logement abordable, renforcer la coopération transfrontalière et aider plus rapidement les régions touchées par des catastrophes naturelles. L'Europe ne pourra réussir que si les régions participent à part entière à l'élaboration de la politique européenne de cohésion », conclut Pascal Arimont.

Au cours des prochains mois, les membres de la commission du développement régional pourront déposer leurs amendements. Pascal Arimont élaborera ensuite la position du Parlement européen en vue des négociations avec les États membres.

Notes aux éditeurs

Avec 184 députés issus de l'ensemble des Etats membres, le Groupe PPE est le groupe politique le plus important du Parlement européen

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