« L'hostilité hongroise à l'égard de la communauté LGTBIQ+ ne peut être sans conséquence »

21.06.2021 12:33

« L'hostilité hongroise à l'égard de la communauté LGTBIQ+ ne peut être sans conséquence »

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Le 15 juin, le Parlement hongrois a adopté une loi interdisant les contenus LGTBIQ+ dans les lieux publics. La délégation belge du PPE est indignée par cette nouvelle atteinte à la liberté et appelle à des sanctions contre le gouvernement d'Orban.

Le député européen Tom Vandenkendelaere (CD&V), membre de la commission des libertés civiles, appelle la Commission européenne à réagir fermement à la situation en Hongrie et demande des sanctions contre le gouvernement hongrois : « Cette loi va à l'encontre de toutes les valeurs fondamentales de l'Europe. Personne ne doit faire l'objet de discrimination en raison de son orientation sexuelle. Dans l'UE, les gens ont le droit d'être qui ils sont. »

« L'Europe ne peut accepter que la Hongrie érode systématiquement l'État de droit. Notre société européenne est fondée sur la diversité, l'égalité des chances, la non-discrimination et le respect des droits de tous les citoyens », a poursuivi M. Vandenkendelaere. 

Benoit Lutgen (cdH) exige aussi une réaction ferme de l’Union. Cette loi s’accompagne de nouveaux propos surréalistes de Viktor Orban sur la Soviétisation de l’Union européenne et Bruxelles devenant le nouveau Moscou. Il a même appelé au démantèlement du Parlement européen élu directement par les citoyens. « Monsieur Orban démontre par là une fois de plus son rejet de la démocratie. Pour lui, les bons députés sont ceux qui lui sont soumis. Cela ne sera jamais notre cas ».

« La loi hongroise sur les personnes LGBTQ est une preuve supplémentaire de la volonté du gouvernement Orban de transformer la société hongroise en une société anti-pluraliste et anti-démocratique. Interdire la représentation de l’homosexualité est un retour dans un passé heureusement révolu où les homosexuels étaient délibérément exclus. Cela ne peut plus exister en Europe et c’est la raison pour laquelle l’UE doit s’y opposer fermement », continue  Pascal Arimont (CSP).

Cindy Franssen (CD&V) condamne également la poursuite de l'érosion des valeurs européennes par le Premier ministre Orban : « L'année dernière, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a souligné la nécessité de travailler sur l'inégalité envers la communauté LGTBIQ+. Cependant, cette semaine, nous voyons la Hongrie tourner une fois de plus le dos à un projet européen basé sur les droits de l'homme. De telles évolutions n'ont absolument pas leur place dans l'Union européenne et doivent être fermement condamnées et combattues. »

Le Parlement européen a déclaré l'UE "zone de liberté LGTBIQ" au début de l'année et débattra probablement bientôt de ces derniers développements en Hongrie. L'hostilité et la discrimination envers la communauté LGTBIQ+ augmentent également ailleurs dans l'UE. Pas moins de 43 % de cette communauté ressentent une inégalité de traitement dans l'UE.

Notes aux éditeurs

Avec 178 députés issus de l'ensemble des Etats membres, le Groupe PPE est le groupe politique le plus important du Parlement européen

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