Violence contre les femmes : l’UE ne doit pas rester les bras croisés

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« La violence contre les femmes n’est pas un problème d’ordre privé. C’est un crime, qui constitue un véritable fléau en Europe. Cette violence est trop souvent tolérée et il est de notre responsabilité de combattre l’impunité des agresseurs et de protéger les victimes. Il est temps de mettre en place une culture du respect de la dignité des femmes et des jeunes filles, de combattre les stéréotypes et de mettre l’accent sur la prévention », a expliqué Anna Maria Corazza Bildt, Vice-coordinatrice du Groupe PPE en commission des Droits de la Femme (FEMM) au cours du débat sur l’accession de l’UE à la Convention d’Istanbul, aujourd’hui en session plénière du Parlement européen. Une résolution sur le sujet sera votée demain.

En Europe, une femme sur trois a déjà été victime de violences physique ou sexuelle au cours de sa vie. Pour combattre efficacement ce fléau, la Commission européenne a proposé, en mars 2016, l’adhésion de l’UE, dans l’exercice de ses compétences et aux cotés des États membres, à la Convention d’Istanbul. Ce texte oblige les parties prenantes à améliorer la protection des victimes de violence et à condamner les agresseurs. Il ouvre également la voie à une criminalisation de la violence contre les femmes (physique ou psychologique), au renforcement du pouvoir de la police pour éloigner de leur domicile les agresseurs et à la mise à disposition d’abris pour les victimes.

« En adhérant à cette convention, l’UE obtiendra également un mandat clair pour forcer les États membres à collecter et partager avec Eurostat des données comparables et actualisées sur les violences faites aux femmes, pour aider à mieux comprendre et combattre ce phénomène. C’est un outil important qui pourrait sauver de nombreuses vies », a déclaré Barbara Matera, Vice-présidente de la commission FEMM.

« À quelques jours de la journée internationale contre la violence faite aux femmes, l’UE et les États membres doivent montrer l’exemple et agir concrètement. C’est pourquoi nous attendons une réponse claire du Conseil pour accélérer la procédure d’adhésion à la Convention d’Istanbul et de voir quelles actions concrètes prend la Commission pour s’assurer que tous les États membres ratifient la convention », a indiqué Constance Le Grip, coordinatrice pour le Groupe PPE en commission des Droits des femmes.

« Chaque jour, que ce soit chez elles, dans des lieux publics ou sur les réseaux sociaux, les femmes et les jeunes filles sont exposées à la violence, aux discrimination et au harcèlement. Le Groupe PPE continuera d’appliquer la tolérance zéro en ce qui concerne les violences faites aux femmes et aux jeunes filles », ont conclu Anna Maria Corazza Bildt, Barbara Matera and Constance le Grip.

* Tous les États membres ont signé la convention d’Istanbul mais seulement 14 d’entre eux l’ont ratifiée

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