LES POINTS DE VUE EXPRIMÉS SONT CEUX DE LA DÉLÉGATION NATIONALE ET NE REFLÈTENT PAS LA POSITION DU GROUPE

« Réforme ou suspension, telle était ma position en 2013 en tant que Vice-Présidente de la Commission en charge de la Justice, des Droits Fondamentaux et de la Citoyenneté au sujet de Safe Habor. Aujourd'hui, la Cour de Justice de l'UE confirme que la protection des données de nos citoyens européens ne peut s'arrêter aux frontières américaines. L'UE ne signera pas de chèque en blanc aux autorités de surveillance américaines. Nous ne ferons pas des droits de nos citoyens des coquilles vides », a déclaré Viviane Reding.

« En 2013, j'ai mis sur la table 13 recommandations pour une refonte en profondeur de Safe Harbor, visant à l'établissement d'un cadre plus solide délimitant clairement les droits des citoyens, le rôle des gouvernements et les devoirs des entreprises. Après deux ans, les négociations butent du côté des américains sur les points relatifs à la  sécurité nationale. Alors que la fluidité des échanges transatlantiques d'informations dépend du degré de confiance mutuelle, un accord sur ces 13 recommandations rétablirait cette confiance entachée par les révélations "Snowden".

Il y a urgence à bâtir des ponts au-dessus de l'Atlantique. Aux États-Unis, la protection de la vie privée est réservée uniquement aux citoyens américains. En Europe, tous les citoyens ont les mêmes droits, y compris les citoyens américains. Assurer la réciprocité est indispensable. Comme le démontre la finalisation de l'Umbrella Agreement, les conceptions en Europe et aux Etats-Unis peuvent être différentes, mais elles sont conciliables si les négociateurs font preuve de bonne volonté », a expliqué la députée européenne.

« J'en profite pour saluer les efforts et le combat de Max Schrems, bel exemple d'initiative citoyenne. L'Europe n'est pas une tour d'ivoire inaccessible. Les citoyens peuvent influer sur les décisions, son engagement en est la preuve », a conclu Viviane Reding.