Plus de cohérence dans l’action extérieure de l’UE: Il faut une stratégie, de la coordination et des priorités

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« Au-delà des échecs et des succès de la politique extérieure de l’Union, il reste  un chantier majeur toujours à reconstruire, qui est celui de donner de la cohérence à l'action extérieure de l'UE» a déclaré le Député européen UMP-PPE Arnaud Danjean lors du débat  consacré à son rapport sur l’approche globale de l’UE et la cohérence de l’action extérieure de l’Union européenne, en séance plénière du Parlement européen jeudi 3 avril. Ce débat a été l'occasion d'un échange de vues, le dernier de la mandature, avec Catherine Ashton, la Haute-représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères.

Soulignant que « toutes les organisations, l’ONU, l’OTAN, l’UE,  veulent l'approche globale pour faire face aux défis et aux crises», Arnaud Danjean a précisé que « l'UE est la seule organisation qui dispose de la gamme aussi vaste d'instruments pour mener à bien cette politique: humanitaire, développement, commerce, missions civiles et opérations militaires de la PSDC, nous avons tous les instruments à notre disposition pour conduire cette ambition légitime »

« Mais pour que l'approche globale fonctionne, il faut trois choses», a-t-il précisé. 

« Il faut une stratégie en amont, définie avec tous les acteurs, en sachant que même lorsque la stratégie est élaborée sur le papier, cela ne suffit pas toujours. Nous l'avons vu pour le Sahel en 2011, la stratégie était bien construite, mais sa mise en œuvre a été beaucoup plus compliquée et les résultats ont été très lacunaires, pour ne pas dire plus » a indiqué Arnaud Danjean.

« Il faut donc, deuxièmement, de la coordination et beaucoup de coordination. Votre rôle est central ici, parce que vous avez une triple casquette: Haute représentante, Présidente du Conseil des Affaires étrangères, et Vice-présidente de la Commission : il faut que vous jouiez à plein ce rôle de Vice-présidente de la Commission pour amener tout le monde à travailler ensemble » a-t-il insisté, s’adressant à la Haute-Représentante.

« Et puis enfin, il faut bien sûr établir des priorités parce que l'approche globale ne doit pas être une approche globale géographique. L'UE ne peut pas tout faire, partout, avec la même intensité et la même efficacité »

Soulignant la complexité extrême de ce mandat, Arnaud Danjean a rendu hommage en conclusion à l’action de Catherine Ashton : « je trouve que bien trop souvent, les critiques sont ingrates et elles oublient qu'en matière de politique étrangère, de diplomatie et d'action militaire, la prérogative essentielle reste parmi les États membres » a-t-il conclu.

Les eurodéputés réunis en séance plénière ont adopté à une très large majorité jeudi (492 +, 94 -, 28 abs) le rapport d’Arnaud Danjean consacré à l’approche globale de l’Union européenne et à la cohérence de l’action extérieure de l’Union

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