LES POINTS DE VUE EXPRIMÉS SONT CEUX DE LA DÉLÉGATION NATIONALE ET NE REFLÈTENT PAS LA POSITION DU GROUPE

Avenir de l'Europe : préparer l'UE aux enjeux de demain

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Euromaidan protest

Le Parlement européen se réunit pour discuter, entre autres, de l'Ukraine et de l'avenir de l'Union. Retrouvez l'analyse de la délégation belge ici:

"Nous devons soutenir l'Ukraine ! Lui accorder un statut de candidat à l adhésion est reconnaître qu'elle se bat pour nos libertés et nos valeurs. Elle gagne par le sang son entrée dans la famille démocratique de l'Union européenne ! Cependant accueillir de nouveaux membres implique une réforme profonde de nos institutions et de notre façon de fonctionner. Nous devons tenir compte de l'expérience des derniers élargissements ! Un futur État membre ne doit pas pouvoir bloquer les décisions soutenues par les citoyens européens comme le fait actuellement la Hongrie de Victor Orban avec l'accord de l'OCDE sur le niveau minimal d'imposition des multinationales ou avec les sanctions vis à vis de la Russie : il faut mettre fin à l'unanimité de vote au Conseil dans des secteurs aussi stratégiques que la fiscalité  ou la politique étrangère. De même, nous devons renforcer les moyens de l'Union de protéger la démocratie et l'État de droit dans les États membres et lui donner les moyens d'écraser la corruption", déclare Benoît Lutgen, chef de la délégation belge. 

Tom Vandenkendelaere continue: "Treize ans après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, il est nécessaire de réviser le fonctionnement de l'Union européenne. La récente pandémie, mais aussi le signal que donnera le sommet européen de cette semaine concernant l'adhésion de l'Ukraine et de la Moldavie nous obligent à réfléchir à la future architecture de l'Europe. Si nous voulons préserver la capacité d'intégration de l'Europe face aux nouvelles étapes du processus d'élargissement, il est urgent d'assouplir le processus décisionnel de l'UE. Le Parlement européen doit se voir accorder le droit d'initiative législative. Il faut également mettre fin à la règle de l'unanimité au Conseil pour que, par exemple, nous puissions enfin travailler sur un impôt minimum européen pour les entreprises afin de lutter contre les multinationales."

"Dans la situation actuelle, c'est un signe important d'offrir aux pays d'Europe de l'Est comme l'Ukraine, mais aussi la Moldavie et les pays des Balkans, une perspective d'accueil dans l'UE - dans la mesure où ils remplissent les critères d'admission évidemment. À long terme, cela nous rendra plus forts dans le monde de demain, dominé par d'autres blocs. Les démocraties de type européen devraient se serrer les coudes et coopérer dans le monde. La condition préalable à un véritable élargissement doit toutefois être une réforme en profondeur de l'UE. En tant que Parlement européen, nous sommes d'accord sur le fait que les traités doivent être modifiés de toute urgence afin que l'UE puisse travailler plus efficacement et être plus forte dans le monde. C'est pourquoi les États membres de l'UE doivent ouvrir la voie à une convention lors du sommet de cette semaine", poursuit Pascal Arimont. 

"L'UE est confrontée à des difficultés majeures : l'élargissement de l'Union et le fonctionnement politique interne de l'Union. Dans les deux cas, il est important de ne pas trahir la confiance des gens. Les pays candidats, y compris l'Ukraine, auront un long parcours. La perspective de rejoindre un espace de paix et de liberté, de prospérité et de solidarité doit être la force motrice pour mener à bien ce processus. L'UE, pour sa part, doit veiller à ce que les attentes exprimées concernant l'avenir de l'Europe et de ses institutions soient prises au sérieux", dit Cindy Franssen. 

"Dans le cadre de la Conférence sur l'avenir de l'Europe, les citoyens ont fait plus de 300 propositions pour rendre notre Union plus efficace. Le Conseil européen doit les écouter, sans atermoiements d'une part  en mettant en place les outils demandés notamment en matière de santé ou d'éducation. Il doit aussi lancer une Convention qui réformera les traités. Notre avenir politique, économique, social et environnemental demande d'être ambitieux et courageux dans les choix de ces prochains mois", conclut Benoît Lutgen. 

Notes aux éditeurs

Avec 176 députés issus de l'ensemble des Etats membres, le Groupe PPE est le groupe politique le plus important du Parlement européen

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